Kjersti Fløttum récompensée par l’Université d’Uppsala pour son travail académique

Mme Kjersti Fløttum est récompensée par l’Université d’Uppsala pour son travail académique

Kjersti Fløttum est professeure de linguistique française à l’Université de Bergen. Elle a récemment été nommée Docteur honoris causa par l’Université d’Uppsala, en Suède. Son travail académique s’est essentiellement penché sur l’énonciation et l’analyse polyphonique des discours académiques et politiques. Elle apporte par ailleurs un intérêt particulier aux questions du changement climatique.

Kjersti Fløttum pilote le projet LINCLIM (linguistic representations of climate change discourse and their individual and collective interpretations). Ce projet explore dans quelle mesure, et de quelle façon, les formulations linguistiques peuvent influer sur notre perception du changement climatique. Son groupe de recherche travaille actuellement sur l’analyse linguistique du dernier rapport du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat).

L’Université d’Uppsala parle du travail de Kjersti Fløttum comme d’une contribution importante dans le développement de la théorie de la polyphonie dans le langage, qui grâce à ses efforts, occupe un rôle central dans l’étude des langues romanes en Scandinavie. Ce sont donc à la fois ses contributions académiques et ses choix de thématiques sociétales qui ont convaincu pour sa nomination au titre de Docteur Honoris Causa.

Interview avec Madame Kjersti Fløttum :

Que ressentez-vous après cette nomination ?

Je suis très honorée. J’ai été très surprise par cette annonce et me suis demandé pourquoi l’Université d’Uppsala me faisait un tel honneur. Après leur publication dans la presse j’ai pu comprendre sur quoi ils avaient mis l’accent dans cette nomination.

Quel a été votre plus bel accomplissement en tant que chercheuse ?

Il ne s’agit pas d’un accomplissement particulier ; pour moi le plus important a été de monter et réaliser des projets de recherche avec chercheurs, doctorants et étudiants qui contribuent à développer l’interdisciplinarité et qui montrent le rôle important du langage dans des problématiques sociétales.

Pouvez-vous nous expliquer brièvement pourquoi vous avez choisi de croiser la linguistique à la question du changement climatique ?

Mes recherches antérieures avaient porté d’abord sur le discours scientifique et puis sur le discours politique. Je me suis alors rendu compte que dans le débat et le discours sur le changement climatique il y a un mélange du scientifique et du politique – donc, particulièrement intéressant dans une perspective linguistique.


Dans votre projet LINCLIM faites-vous des liens avec la francophonie ?

Dans le projet LINGCLIM, on fait des analyses portant sur des langues différentes - le norvégien, l’anglais et le français.

Nous souhaitons bonne continuation à Kjersti Fløttum dans la poursuite de ses recherches.

Source :
Université de Bergen

Pour en savoir plus :
- Le projet LINCLIM
- L’Université d’Uppsala en Suède

publié le 20/02/2014

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